Contrainte de pourvoir au remplacement de ses avions de transport Curtiss C-46 Commando au début des années soixante-dix, la force aérienne d'autodéfense japonaise émit la spécification CoX, destinée aux constructeurs nationaux. Nihon Aeroplane Manufacturing Company se mit à l'ouvrage dès 1966, et, avant même la présentation d'une maquette grandeur nature, un contrat fut signé en 1968 pour la réalisation de deux prototypes et d'une cellule d'essais statiques. Le premier de ces deux appareils, assemblé par Kawasaki, effectua son vol initial le 12 novembre 1970, et le programme de développement, mené par le département de la Défense nippon, s'acheva en 1973.
Après la construction de deux machines de présérie, une première commande de onze Kawasaki C-1 de série fut passée.
Exemple typique d'avion de transport militaire moderne, le C-1 se présente comme un monoplan à ailes hautes, dont la cabine offre un vaste espace utile. Le poste de pilotage est pressurisé et équipé de l'air conditionné ainsi que la cabine de passagers et de fret. Le train d'atterrissage tricycle est escamotable, et les deux réacteurs à double flux sont montés dans des nacelles reliées aux ailes par des pylônes. Le C-1 est conçu pour un équipage de cinq membres et peut transporter soixante soldats ou quarante-cinq parachutistes, ou encore jusqu'à trente-six blessés sur des civières avec du personnel médical, ou bien enfin tout type de matériel ou de fret sur palettes.
Projet collectif, le C-1 a été réalisé par Fuji (parties extérieures des ailes), Mitsubishi (fuselage central et arrière, empennages) et Nihon (gouvernes, nacelles des moteurs), tandis que Kawasaki était responsable du fuselage avant, de la section centrale des ailes, de l'assemblage final et des essais. La production, qui prit fin le 21 octobre 1981, a totalisé trente et un exemplaires, en comptant les quatre prototypes et appareils de présérie. La charge du C-1, qui est limitée à 11 900 kg, répond aux besoins de la force aérienne d'autodéfense japonaise, et aucune variante n'a encore vraiment vu le jour. Une cellule de C-1 a été réutilisée par le laboratoire national aérospatial japonais pour le développement de l'avion de recherche Asuka, et une autre par le département de la Défense pour les expérimentations en vol des réacteurs à double flux Ishikawajima-Harima XF3 et MITIINAL FJR-710. Plus récemment, Kawasaki a modifié un C-1 pour en extrapoler un C-1 Kai d'entraÎnement aux contre-mesures électroniques, avec un bulbe à l'extrémité du nez, des radômes de queue, un brouilleur ALQ-5 et des antennes sous fuselage.